L’augmentation mammaire est une intervention de chirurgie esthétique destinée à augmenter ou restaurer le volume de la poitrine. Elle peut répondre à une poitrine naturellement peu développée, à une perte de volume après une grossesse, un allaitement ou un amaigrissement, ou encore à certaines asymétries.
L’intervention peut être réalisée avec des implants mammaires, par lipofilling, c’est-à-dire par injection de la propre graisse de la patiente, ou parfois en combinant les deux techniques. Le choix dépend de la morphologie, de la qualité des tissus et du résultat recherché.
Pourquoi envisager une augmentation mammaire ?
Les motivations diffèrent considérablement d’une femme à l’autre. Certaines souhaitent une augmentation clairement perceptible tandis que d’autres recherchent simplement le volume qu’elles avaient avant une grossesse ou une perte de poids.
L’augmentation mammaire peut notamment permettre de :
- donner davantage de volume à une petite poitrine ;
- restaurer un décolleté qui s’est vidé ;
- rééquilibrer les proportions de la silhouette ;
- améliorer certaines asymétries ;
- restaurer le volume après une grossesse ou un allaitement ;
- corriger une perte de volume liée à un amaigrissement ;
- retrouver une poitrine correspondant davantage aux attentes de la patiente.
L’objectif n’est pas nécessairement d’obtenir une poitrine volumineuse. Une augmentation modérée peut suffire à modifier sensiblement les proportions du corps.
La consultation avant une augmentation mammaire
La consultation préopératoire constitue une étape essentielle. Le chirurgien doit comprendre le résultat souhaité mais également déterminer ce que l’anatomie permet réellement d’obtenir.
Il examine notamment la largeur du thorax, la base mammaire, le volume existant, la qualité et l’épaisseur de la peau, la position des aréoles, le degré de relâchement et les éventuelles différences entre les deux seins.
Les antécédents médicaux et chirurgicaux sont également étudiés.
Cette analyse permet ensuite de discuter de la technique, du volume, de la projection et du positionnement des implants lorsqu’une augmentation par prothèses est envisagée.
Comment choisir la taille des implants mammaires ?
La question de la taille est centrale, mais elle ne devrait pas être abordée uniquement en nombre de centimètres cubes.
Un implant de 300 cc, par exemple, ne donnera pas le même résultat chez toutes les femmes.
Le rendu dépend notamment :
- de la largeur du thorax ;
- du volume mammaire initial ;
- de la taille et du poids ;
- de la largeur de la base du sein ;
- de l’épaisseur des tissus ;
- de l’élasticité cutanée ;
- de la projection de l’implant ;
- du résultat esthétique souhaité.
Un implant doit donc être choisi en fonction de la poitrine et de la silhouette, et non l’inverse.
Un volume trop important par rapport aux tissus disponibles peut également augmenter la tension exercée sur la peau et rendre les contours de l’implant davantage perceptibles.
Quelle taille de bonnet après une augmentation mammaire ?
Il est difficile de garantir précisément une taille de bonnet avant l’intervention.
Les tailles de soutien-gorge varient selon les marques et ne constituent pas une unité médicale suffisamment précise pour sélectionner un implant.
Le chirurgien raisonne plutôt en dimensions, volume, largeur et projection de l’implant.
La patiente peut naturellement expliquer qu’elle souhaite par exemple une augmentation discrète, un décolleté plus marqué ou une poitrine nettement plus volumineuse. Le rôle du chirurgien consiste ensuite à traduire cette attente en choix techniquement compatible avec sa morphologie.
Implants mammaires ronds ou anatomiques ?
Les implants mammaires existent sous différentes formes.
Les implants ronds sont très fréquemment utilisés. Leur comportement dépend de leur remplissage, de leur projection et de leur positionnement.
Les implants anatomiques présentent une distribution du volume différente, généralement avec davantage de volume dans leur partie inférieure.
Le choix ne peut cependant pas être réduit à l’idée qu’un implant anatomique serait systématiquement naturel et qu’un implant rond produirait automatiquement une poitrine plus artificielle.
Le résultat dépend de l’ensemble du projet : anatomie initiale, volume, largeur, projection, couverture tissulaire et technique chirurgicale.
Qu’est-ce que la projection d’un implant ?
La projection correspond à la manière dont l’implant avance vers l’avant par rapport au thorax.
Deux implants peuvent présenter un volume identique tout en produisant des résultats différents.
L’un peut avoir une base relativement large avec une projection modérée. Un autre peut présenter une base plus étroite et une projection plus importante.
C’est pourquoi choisir uniquement « 300 cc » ou « 350 cc » ne permet pas de définir précisément le futur résultat.
Où placer les implants mammaires ?
Plusieurs positionnements peuvent être envisagés.
L’implant peut notamment être placé devant le muscle pectoral, derrière celui-ci ou selon une approche combinée telle que le Dual Plane.
Le choix dépend notamment de l’épaisseur des tissus mammaires existants, de la morphologie et du résultat recherché.
Chez une femme très mince possédant peu de tissu mammaire, la couverture de l’implant constitue une question particulièrement importante afin d’éviter que ses contours deviennent trop visibles.
Il n’existe donc pas une position idéale applicable à toutes les patientes.
Où se situe la cicatrice ?
Plusieurs voies d’abord existent.
L’incision peut notamment être réalisée :
- dans le sillon sous-mammaire ;
- au niveau de l’aréole dans certaines situations ;
- au niveau de l’aisselle pour certaines techniques.
La voie sous-mammaire est fréquemment utilisée car elle permet au chirurgien d’accéder directement à la zone dans laquelle l’implant sera positionné.
L’évolution d’une cicatrice reste individuelle. Elle dépend de la technique opératoire, mais également des caractéristiques propres de cicatrisation de chaque patiente.
Comment se déroule l’opération ?
L’augmentation mammaire avec implants est généralement pratiquée sous anesthésie générale.
Le chirurgien réalise l’incision prévue, crée la loge destinée à recevoir la prothèse puis positionne l’implant.
Il contrôle ensuite le positionnement et l’équilibre entre les deux seins avant de procéder à la fermeture.
La durée de l’intervention et les modalités d’hospitalisation varient selon la technique employée et la situation de la patiente.
Les premiers jours après l’intervention
Dans les jours suivant une augmentation mammaire, la poitrine peut être gonflée, tendue et plus haute que son résultat futur.
Une sensation de pression ou de courbatures peut également apparaître.
Le résultat observé immédiatement après l’opération n’est pas le résultat définitif.
L’œdème doit progressivement diminuer et les tissus doivent s’assouplir. La poitrine évolue donc pendant plusieurs semaines puis plusieurs mois.
L’augmentation mammaire est-elle douloureuse ?
L’intensité de l’inconfort varie selon les patientes et la technique utilisée.
Les premiers jours peuvent être marqués par une sensation de tension importante au niveau du thorax. Des traitements antalgiques sont prescrits selon les besoins.
Une douleur anormalement forte, brutale ou nettement différente entre les deux seins doit conduire à contacter l’équipe médicale.
Quand peut-on reprendre le travail ?
Cela dépend essentiellement du métier exercé et de l’évolution postopératoire.
Une personne travaillant dans un bureau peut généralement envisager une reprise plus rapidement qu’une personne devant porter régulièrement des charges ou effectuer des mouvements physiques importants.
Le délai doit donc être déterminé individuellement avec le chirurgien.
La Beauté qui s’interroge… est à couper le souffle. Charles Baudelaire
Quand reprendre le sport ?
La reprise du sport doit être progressive.
La marche légère peut généralement être reprise relativement rapidement, tandis que les sports sollicitant fortement la poitrine, les bras et les muscles pectoraux nécessitent davantage de temps.
Il faut respecter les recommandations du chirurgien et les contrôles postopératoires plutôt qu’un délai standard trouvé sur Internet.
Quand voit-on le résultat définitif ?
Une poitrine opérée évolue progressivement.
Pendant les premières semaines, les seins peuvent sembler particulièrement fermes, gonflés ou positionnés relativement haut.
Ils prennent ensuite progressivement une apparence plus souple.
Il faut généralement attendre plusieurs mois pour apprécier correctement le résultat. Les cicatrices évoluent également pendant une période beaucoup plus longue que les premières semaines postopératoires.
Comment obtenir une augmentation mammaire naturelle ?
Un résultat naturel dépend principalement de l’adéquation entre l’implant et la morphologie de la patiente.
Le volume n’est qu’un des paramètres.
La largeur de l’implant, sa projection, sa position, la quantité de tissu recouvrant la prothèse et la forme initiale de la poitrine participent au résultat.
Une augmentation mammaire naturelle peut parfaitement être visible. Le naturel ne signifie pas nécessairement choisir le plus petit implant possible : il s’agit plutôt de conserver des proportions cohérentes avec le thorax et la silhouette.
Augmentation mammaire et seins tombants
Une augmentation mammaire n’est pas toujours suffisante lorsque les seins présentent un relâchement important.
L’implant apporte du volume mais ne repositionne pas nécessairement correctement une poitrine présentant une ptose marquée.
Un lifting mammaire ou mastopexie peut alors être proposé, éventuellement associé aux implants.
La position de l’aréole et l’importance de l’excès cutané font partie des éléments permettant au chirurgien de déterminer la stratégie appropriée.
Augmentation mammaire par lipofilling
Les implants ne constituent pas l’unique possibilité.
Le lipofilling mammaire consiste à prélever de la graisse sur une autre région du corps par liposuccion, à la préparer puis à la réinjecter dans les seins.
Cette technique utilise donc les propres tissus de la patiente.
Elle est particulièrement intéressante lorsque l’objectif est une augmentation généralement modérée et que la patiente dispose de réserves graisseuses suffisantes.
Une partie de la graisse injectée peut cependant être résorbée. Le résultat obtenu et le volume pouvant être transféré dépendent donc de chaque situation.
Peut-on combiner implants et lipofilling ?
Oui, dans certaines indications.
Le chirurgien peut utiliser un implant pour apporter le volume principal et de la graisse autologue pour améliorer certaines transitions ou certains contours.
Cette approche doit néanmoins répondre à une indication précise et n’est pas nécessaire pour toutes les augmentations mammaires.
Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?
De nombreuses femmes peuvent allaiter après une augmentation mammaire, mais une chirurgie du sein ne permet jamais de garantir à l’avance la capacité future d’allaitement.
La technique utilisée et l’anatomie de la patiente doivent notamment être prises en considération.
Un projet de grossesse ou d’allaitement mérite donc d’être signalé au chirurgien avant l’intervention.
Que se passe-t-il en cas de grossesse après l’opération ?
Une grossesse n’est pas incompatible avec des implants mammaires.
En revanche, la grossesse et l’allaitement peuvent naturellement modifier la poitrine.
Les seins peuvent augmenter de volume puis se vider partiellement. La peau peut également se relâcher.
Ces modifications sont très variables selon les femmes et peuvent changer l’apparence d’une poitrine auparavant opérée.
Faut-il changer les implants mammaires tous les dix ans ?
Les implants mammaires ne doivent pas être considérés comme des dispositifs nécessairement définitifs.
Cela ne signifie cependant pas qu’ils doivent automatiquement être remplacés à une date identique chez toutes les patientes.
Le suivi permet de surveiller leur état et l’évolution de la poitrine. Une nouvelle intervention peut être indiquée lorsqu’un problème apparaît ou lorsque la patiente souhaite modifier ou retirer ses implants.
Quels sont les risques d’une augmentation mammaire ?
Comme toute chirurgie, l’augmentation mammaire comporte des risques.
Parmi les complications possibles figurent notamment :
- hématome ;
- infection ;
- problème de cicatrisation ;
- asymétrie ;
- modification de la sensibilité du sein ou du mamelon ;
- déplacement ou modification de la position de l’implant ;
- plis ou ondulations perceptibles ;
- contracture capsulaire ou « coque » ;
- rupture ou altération d’un implant ;
- nécessité d’une nouvelle intervention.
Des complications rares spécifiques aux implants mammaires existent également. Elles doivent être expliquées lors de la consultation afin que la décision soit prise avec une information complète.
Qu’est-ce qu’une coque autour d’un implant mammaire ?
Après la pose d’une prothèse, l’organisme forme naturellement une capsule autour de l’implant.
Dans certaines situations, cette capsule peut s’épaissir et se contracter.
On parle alors de contracture capsulaire.
Selon son importance, elle peut entraîner une modification de la consistance du sein, une déformation et parfois des douleurs.
Une évaluation médicale permet de déterminer la conduite à tenir.
Peut-on corriger une asymétrie mammaire ?
Une certaine asymétrie existe naturellement chez de nombreuses femmes.
Lors d’une augmentation mammaire, le chirurgien peut parfois réduire cette différence en adaptant la technique ou, dans certaines situations, les caractéristiques des implants.
Une symétrie absolument parfaite ne peut cependant pas être garantie.
La consultation doit justement permettre d’identifier les asymétries présentes avant l’intervention, afin que la patiente sache lesquelles peuvent être améliorées et lesquelles risquent de persister.
Comment choisir son chirurgien pour une augmentation mammaire ?
Le choix du chirurgien doit reposer sur des critères médicaux et non uniquement sur des photographies publiées sur Internet ou sur les réseaux sociaux.
Il est notamment important de vérifier sa qualification, son expérience spécifique en chirurgie mammaire, la qualité de ses explications et l’organisation du suivi postopératoire.
La patiente doit pouvoir comprendre pourquoi une technique lui est proposée plutôt qu’une autre.
Un chirurgien doit également être capable de déconseiller un volume ou une intervention lorsqu’il considère que la demande n’est pas compatible avec la morphologie ou qu’elle expose à des risques disproportionnés.
Les questions importantes à poser en consultation
Avant de prendre une décision, il est utile de demander :
- quelle technique est recommandée et pourquoi ;
- quel volume est envisagé ;
- quelle largeur et quelle projection aura l’implant ;
- où sera positionnée la prothèse ;
- où se trouvera la cicatrice ;
- quelles alternatives existent ;
- quels sont les risques les plus fréquents ;
- quelles complications plus rares doivent être connues ;
- comment seront suivis les implants ;
- quand reprendre le travail et le sport ;
- comment contacter l’équipe en cas de problème ;
- dans quelles circonstances une nouvelle intervention pourrait être nécessaire.
La patiente doit également disposer des informations permettant d’assurer la traçabilité des implants utilisés.
Augmentation mammaire à Lausanne : bien préparer son projet
Pour une patiente envisageant une augmentation mammaire à Lausanne, la qualité du résultat dépend d’abord de la pertinence de l’indication et de l’adaptation de la technique à sa morphologie.
La consultation doit permettre de parler du volume souhaité, mais également de la forme de la poitrine, de la qualité de la peau, du positionnement des implants, des cicatrices, des suites opératoires et de l’évolution à long terme.
La proximité géographique peut également avoir son importance. Une augmentation mammaire ne s’arrête pas à l’intervention : les contrôles postopératoires et le suivi font partie intégrante du parcours.
L’objectif doit rester un résultat cohérent avec la silhouette et les attentes de la patiente, tout en tenant compte des possibilités et des limites de son anatomie.
Questions fréquentes sur l’augmentation mammaire
Quelle taille d’implant choisir ?
Il n’existe pas de volume idéal valable pour toutes les femmes. La largeur du thorax, la poitrine initiale, les tissus disponibles et la projection recherchée doivent être analysés ensemble.
Peut-on avoir un résultat naturel avec des implants ?
Oui. Le naturel dépend principalement des proportions entre l’implant, la poitrine initiale et la silhouette.
Les seins sont-ils très hauts juste après l’opération ?
Ils peuvent apparaître plus hauts, gonflés et fermes pendant la période postopératoire. Leur aspect évolue progressivement.
Les implants mammaires durent-ils toute la vie ?
Ils ne doivent pas être considérés comme des dispositifs nécessairement définitifs. Une surveillance est nécessaire et une réintervention peut devenir indiquée au cours de la vie.
Peut-on augmenter les seins sans implants ?
Oui. Le lipofilling mammaire peut permettre une augmentation par transfert de graisse chez certaines patientes.
Une augmentation mammaire remonte-t-elle les seins ?
Elle peut améliorer certaines formes présentant surtout une perte de volume, mais une ptose importante peut nécessiter un lifting mammaire.
Peut-on faire une augmentation mammaire après une grossesse ?
Oui. Il est cependant préférable que les modifications mammaires liées à la grossesse et à l’allaitement soient stabilisées avant d’établir le projet chirurgical.
Quand peut-on voir le résultat final ?
La poitrine évolue pendant plusieurs mois. Il ne faut donc pas juger le résultat définitif durant les premières semaines.
Une augmentation mammaire laisse-t-elle une cicatrice ?
Oui. Toute augmentation mammaire par implants nécessite une incision. Sa localisation dépend de la technique choisie.
Comment choisir entre implants et lipofilling ?
Le choix dépend du volume recherché, de la morphologie, de la quantité de graisse disponible et des attentes de la patiente. La consultation permet de déterminer la solution la plus adaptée.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation individuelle avec un chirurgien qualifié.
Pour approfondir : Augmentation mammaire à Lausanne – Metaesthetics